Vente immobilière : Comment se porte le marché des maisons actuellement ?

Moins 3,4 %. Voilà la trajectoire que suit le prix médian des maisons anciennes sur douze mois selon les notaires, début juin 2024. En parallèle, les délais de vente s’allongent : il faut désormais patienter près de 90 jours pour finaliser une transaction, contre 67 auparavant. Les taux de crédit élevés refroidissent les envies d’achat. Certes, les banques desserrent légèrement les contraintes, mais le sentiment général demeure prudent.

D’un département à l’autre, le marché ne raconte pas la même histoire. Certaines régions limitent la casse ; d’autres encaissent une chute de prix comme on n’en avait pas vu depuis dix ans. Les professionnels le confirment : le fossé s’élargit entre les zones tendues et le rural, et l’incertitude persiste pour la seconde moitié de 2024.

Où en est le marché des maisons en 2024 ?

Le marché immobilier français traverse une phase d’ajustement. Les chiffres du printemps sont clairs : le prix médian des maisons anciennes recule de 3,4 % sur un an. La demande ralentit, freinée par des taux de crédit qui restent à un niveau élevé et une activité de prêts toujours sous tension. Après des années de frénésie, le volume de ventes fléchit nettement.

L’échiquier des prix se redessine. Capitonnées autour de certaines grandes villes ou sur le littoral, les corrections restent modérées. À l’inverse, beaucoup de territoires ruraux voient la pression à la baisse s’intensifier. Là où le foncier se fait rare, le marché tient. Ailleurs, le temps des négociations s’installe : les acquéreurs discutent, les délais s’allongent, les vendeurs ajustent.

En 2024, le marché immobilier des maisons cherche un nouvel équilibre. Les attentes des vendeurs se font plus raisonnables. Côté acheteurs, le pouvoir de négociation refait surface après une décennie d’absence. Reste à savoir comment les taux d’intérêt et le climat économique viendront peser sur les perspectives du marché immobilier d’ici la fin d’année.

Voici ce qui marque réellement les évolutions récentes :

  • Prix : la tendance est à la baisse, mais l’intensité dépend fortement des régions
  • Volume de transactions : la chute se fait sentir hors des secteurs les plus prisés
  • Délais de vente : ils se rallongent, le marché opère désormais à un rythme bien plus lent

Les années où tout partait en deux visites appartiennent au passé. Désormais, vendeurs et acheteurs avancent sur un terrain en pleine évolution.

Ce que révèlent les dernières tendances sur les prix et les volumes de vente

Le mouvement de repli sur le prix immobilier s’affirme pour les maisons anciennes, trimestre après trimestre. La baisse de 3,4 % s’étale sur tout le territoire, mais de façon hétérogène. L’Île-de-France, avec Paris en tête, voit ses prix reculer plus vivement, tandis que l’Atlantique ou le Sud-Est résistent, portés par une demande plus soutenue. Bordeaux et Lyon, qui enflammaient le marché il y a peu, voient aussi la moyenne des prix tourner à la baisse : signe tangible du changement de cycle.

Quant au volume, la marche arrière est sans fard : moins d’un million de ventes de maisons sur douze mois. On retrouve des chiffres qui rappellent le début des années 2010. La raison principale saute aux yeux : avec des taux de crédits immobiliers qui restent hauts et une production de crédits en chute, près de 40 % de moins qu’en 2022,, nombre d’acheteurs repoussent ou ajustent leur projet d’achat.

Dans la pratique, le constat est partagé. Le marché conserve une tension relative, mais la négociation est de retour partout ou presque. Vendre une maison hors grande ville dépasse désormais souvent les trois mois. Les propriétaires sont contraints de réajuster leurs prétentions. Côté appartements, la baisse reste moins prononcée, mais la maison individuelle suscite toujours de l’intérêt, à condition d’un prix aligné et d’un dossier solide.

Faut-il s’attendre à des évolutions majeures en 2025 ?

C’est la question qui revient dans toutes les agences et chez les analystes du marché immobilier français. L’attention se porte d’abord sur le mouvement des taux d’intérêt et la manière dont les acheteurs s’y adapteront. Si la BCE opte pour un allègement de sa politique monétaire alors que l’inflation ralentit, le reflux attendu des taux de crédits immobiliers pourrait raviver la dynamique de production de crédits et redonner du souffle aux projets immobiliers.

Les professionnels restent prudents. Un rebond spectaculaire parait peu probable : les années récentes pèsent avec leur correction des prix et l’accès plus limité au crédit. Les vendeurs gardent la tête froide, les acquéreurs n’hésitent plus à discuter. Selon de nombreux spécialistes, la correction des prix pourrait se prolonger en 2025, mais à un rythme plus lent.

Des facteurs légaux pourraient aussi redistribuer les cartes. Le projet de loi de finances 2025 promet quelques ajustements sur les droits de mutation ou des dispositifs fiscaux. Les communes, guidées par des arbitrages économiques serrés, pourraient modifier la fiscalité sur les biens.

Certains éléments laissent présager quelques remous et attentes pour les mois à venir :

  • La BCE pourrait infléchir sa politique dès le printemps.
  • Une évolution sur la fiscalité immobilière est actuellement en réflexion au ministère.
  • Dans des zones très demandées, les maisons bien placées ne restent pas longtemps sur le marché.

Là encore : prudence. Les mois qui s’annoncent sur le marché immobilier dépendront à la fois de ces choix politiques et économiques… et de la confiance des familles à franchir le pas.

Jeune couple regardant brochure immobiliere dans cuisine moderne

Conseils pratiques pour bien acheter ou vendre sa maison dans le contexte actuel

Difficile d’établir des certitudes dans ce marché immobilier mouvant. Côté vendeurs, il s’agit de viser le bon prix dès la première annonce et d’analyser avec précision les ventes récentes dans sa zone. Une estimation réaliste attire plus de visites et permet de limiter les discussions à rallonge. S’appuyer sur les références locales ou des outils d’analyse en ligne reste un excellent point de départ pour définir sa stratégie.

Les acheteurs, eux, doivent garder un œil vigilant sur le taux de crédit immobilier, encore loin d’être redevenu confortable. Les primo-accédants avancent plus prudemment. Mettre plusieurs banques en concurrence, renforcer son apport personnel, présenter un dossier bancaire irréprochable : tous ces éléments font pencher la balance quand il s’agit de financer un projet immobilier.

Points de repère pour maîtriser sa transaction

Voici quelques conseils concrets pour garder la main :

  • Demander différentes estimations pour fixer un prix qui colle à la réalité, sans se caler sur la tendance d’hier.
  • Pour tout achat immobilier, anticiper dans son plan de financement les frais annexes : frais de notaire, diagnostics, petites ou grandes rénovations.
  • S’appuyer sur des agents de terrain qui connaissent chaque nuance du marché local : ils savent souvent percevoir avant les autres les évolutions à venir et la durée réelle des ventes.
  • Garder en tête que la marge de négociation s’est nettement élargie, surtout en périphérie des grandes villes.

Savoir se montrer actif et s’ajuster à la conjoncture est un véritable atout. Avec des volumes de vente en net recul, chaque décision doit reposer sur des données récentes et une analyse fine, pour sécuriser un achat ou réussir la cession de son bien sans mauvaises surprises.

Le marché des maisons a mué, sans pour autant révéler la fin de l’histoire. À chacun désormais d’avancer selon sa situation, avec patience ou audace, en attendant le retour, ou le report, d’un nouvel élan.

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